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Jardiner sans pesticide



S’occuper de son jardin est avant tout une affaire de bon sens. Comme pour la maison, l’entretien peut aisément se faire sans produit chimique. Voici quelques conseils pour faire de la nature son allié.

Les pesticides sont surtout utilisés dans le jardin pour désherber ou lutter contre les nuisibles. Pourtant, depuis la nuit des temps, des solutions naturelles existent. Avec quelques règles de base, il s’avère même facile de respecter son environnement tout en faisant du bien à la nature. Selon les paysagistes, la plupart des problèmes rencontrés dans le jardin sont dus à de mauvaises techniques et pratiques de jardinage. Nombreux sont ceux qui croient, par exemple, bichonner leur plante favorite en l’approvisionnant à outrance en engrais chimique. C’est pourtant la meilleure manière d’attirer des pucerons et autres ravageurs. Le cas inverse, c’est-à-dire laisser une terre vierge, est aussi nuisible pour les plantes cultivées qui seront colonisées par des herbes indésirables. Le juste milieu se trouve donc tout simplement dans ce que la nature nous propose. FAIRE AVEC LA NATURE Jardiner sans pesticide répond à quelques grands principes. Le premier de ceux-ci est avant tout de choisir des plantes adaptées à son jardin, tant au niveau du sol que du climat. Il faut également systématiquement couvrir le sol pour le protéger des nuisibles et nourrir ses plantes. Dans le potager, une simple rotation des cultures peut s’avérer bénéfique, tout comme le maintien de la fertilité du sol par l’apport de compost. Un entretien régulier permet de ne pas laisser les herbes envahissantes disperser leurs graines. Enfin, rien de remplace un travail de la terre au bon moment en fonction de la météo pour anticiper les problèmes et ne pas être contraint de les régler dans l’urgence à l’aide de produits chimiques. STOP AUX MAUVAISES HERBES ET AUX NUISIBLES Sans avoir à recourir à des produits chimiques, quelques gestes simples permette de se rendre la vie plus facile dans son jardin. Favoriser une tonte haute de sa pelouse, entre 6 et 8 cm, renforce sa résistance à la sécheresse, s’oppose à la germination de mauvaises herbes et à la prolifération de la mousse. Dans les allées, utiliser l’eau bouillante de cuisson de la cuisine s’avère radical contre les plantes rebelles qui veulent faire leur place entre deux dalles. Pour ne pas s’embêter avec le pied d’une haie ou d’un arbre, le mieux est de planter des plantes couvre-sol qui occuperont harmonieusement tout l’espace laissé disponible. Contre les nuisibles, le plus efficace et naturel est l’association de plantes, dont certaines s’avèrent répulsives. Le charbon ou la sciure de bois font également office de barrières naturelles infranchissables dans les potagers. Et contre les pucerons, il faut tout simplement favoriser les fleurs dans son jardins. Cela permet d’attirer le maximum d’insectes qui sauront s’occuper mieux que personne de ces nuisibles.

Le paillage, sinon rien Tous les jardiniers-paysagistes sont formels, la base d’un jardin sans pesticide, c’est le paillage. Cette technique est d’ailleurs utilisée depuis longtemps dans les jardins créoles qui font la part belle aux solutions naturelles. Le paillage peut être soit organique, soit artificiel. Résistant dans le temps, cette deuxième technique, qui consiste à protéger ses plants avec une trouée en plastique, à l’inconvénient de réduire l’activité des micro-organismes dans la terre et l’apport d’humus. Au fil des années, le sol a donc tendance à se tasser. Le paillage organique présente, quant à lui, l’avantage de respecter le cycle biologique du jardin. Le petit plus, c’est qu’il permet de limiter les arrosages et de prévenir les effets de la sécheresse lors de fortes chaleurs.

Encadré 1 : Que faire contre les maladies ? Adopter de bonnes pratiques de cultures permet de prévenir de nombreuses maladies dans son jardin. Outre l’amélioration naturelle de la fertilité du sol, qui donne de la vigueur à une plante, l’aération entre les plants et la taille des haies sont primordiales. Cela permet d’éviter la stagnation de l’eau et le développement de maladies. Il faut aussi rester vigilants aux signes avant coureur et tailler les parties des plants dès qu’ils sont atteints. Enfin, comme la nature est bien faite, de nombreux remèdes naturels existent pour traiter, si besoin, vos plants. Du bicarbonate de sodium mélangé à de l’huile d’olive fait, par exemple, un excellent fongicide. Une décoction d’ail ferait également un excellent bouclier pour un plant un peu fragile. De quoi profiter naturellement de la beauté de son jardin.

Encadré 2 : Le saviez-vous ? Hormis la lutte contre la pollution des sols et de l’eau, jardiner sans pesticide permet également de prévenir l’érosion d’un terrain laissé nu par un désherbant chimique. Malgré le durcissement de la législation, certains pesticides commercialisés restent également nocifs pour la santé. Enfin, utiliser des pesticides, c’est favoriser le transports de matières dangereuses en Outre-mer et de produits difficilement recyclables.

Encadré 3 : Vous avez-dit paillage ? Le paillage est un élément primordial dans un jardin sans pesticide. Il a l’avantage d’être facile à trouver et à mettre en place. Cela peut, avant tout, être l’herbe de de tonte. Une fois séché pendant un jour ou deux, le gazon peut être disposé en couche de 5cm sur les les plants de cultures et les haies. Les feuilles mortes et les petits déchets de jardins, idéalement broyés, protègent et nourrissent également parfaitement le pied des arbres. Il est aussi possible d’opter pour la paille, idéal dans le potager, qui a l’avantage de durer plus longtemps. Enfin, certaines écorces ou coquilles, comme la fève de cacao, favorise la croissance des arbustes fragiles dans les sols calcaires.


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