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LA FÉÉRIE DES MOBILES ET DES STABILES



Ces structures légères, élégantes, surprenantes, qui évoluent au gré d’un souffle d’air, le plus souvent métalliques, quittent la chambre des enfants pour rejoindre nos salons. Stabiles et mobiles n’évoluent plus au-dessus des berceaux, mais animent les pièces de vie.

Pourquoi l’art devrait-il être statique ? Selon Alexander Calder, sculpteur et peintre américain, né en 1898, « en regardant une oeuvre abstraite, qu’il s’agisse d’une sculpture ou d’une peinture, nous voyons un ensemble excitant de plans, de sphères, de noyaux sans aucune signification. Il est peut-être parfait, mais il est toujours immobile. L’étape suivante en sculpture est le mouvement ».

L’oeuvre de Calder, culmine lorsqu’il met en application cette idée. Dès 1931, il commence à créer des oeuvres suspendues qui se balancent à l’air ou actionnées par un moteur ou manuellement et que Marcel Duchamp baptise mobiles. En 1937, il achève « Devil Fish », son premier stabile, gigantesque structure dont les ouvertures incorporent l’espace environnant et autour de laquelle le spectateur doit se déplacer pour bien l’appréhender. Par opposition au mobile, le stabile repose sur une surface de manière stable.

L’ART CINÉTIQUE DE NOS JOURS
Depuis, bien d’autres artistes ont créé stabiles et mobiles. Dans les années 50, Christian Flensted crée ses premiers mobiles et continue. Le centre Flensted propose ainsi, à la vente, toute sorte de mobiles pour des sommes modiques n’excédant guère trente euros. Alex Palenski, passionné par l’art et le design des années 30 à 50, crée et fabrique des mobiles et des stabiles, réalisés entièrement en métal et de manière artisanale, dans l’esprit de Calder. Ses sculptures, comme celles de son précurseur, jouent sur l’équilibre et la légèreté. Chaque pièce réalisée en acier, aluminium, zinc et colorée à la peinture laquée est une pièce unique estampillée dont le prix n’est fourni qu’à la demande. Quant à Kyouei Design, il crée des mobiles lumineux signés qui pendent du plafond, accrochés à des fils de pêche. Disponibles à l’achat, en différentes tailles et forme, ils sont tous équipés de LED, d’un panneau solaire et d’une batterie AA qui absorbe la lumière le jour et la restitue la nuit. Inspirés des origamis japonais, des nuages de grues et des cascades de galets polis se balancent au gré du vent. Ces mobiles sont créés et vendus en exclusivité par la boutique Terre d’Oc.


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