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LE BOIS DANS LA CONSTRUCTION



L’usage du bois tend à se développer dans la construction. Son recours est encouragé pour valoriser ses atouts environnementaux.


La part du marché du bois en France est estimée à 10% actuellement. Mais un plan de mobilisation de la ressource pour développer l’offre bois est en marche. Il s’agit d’accroître la production et l’utilisation du bois sur le territoire national.

MOBILISER LA RESSOURCE
Cette volonté est soutenue par deux mesures : la suppression du permis de construire pour les travaux d’isolation thermique, par l’extérieur, des habitations, et l’augmentation du seuil minimum d’incorporation du bois dans les constructions neuves et les extensions depuis 2011. Un programme d’études se poursuit pour améliorer la définition des performances techniques du matériau (réaction au feu, acoustique, séismes…)

RETOUR DU BOIS
Le bois est de plus en plus répandu dans nos régions ou associé, en bardage, à une construction béton. On connaît ses vertus : naturellement isolant, confortable, esthétique, écologique, bien intégré dans le paysage, adaptable dans toutes les configurations du sol. Sa légèreté et sa souplesse sont des atouts dans la construction parasismique et son prix au m2 est plus ou moins équivalent à celui du parpaing béton, selon les essences utilisées. De plus, les constructions en bois, généralement préfabriquées, sont plus rapides à réaliser et les chantiers génèrent moins de nuisances et de déchets.

MISE EN ŒUVRE RIGOUREUSE
La mise en œuvre du bois est soumise à des normes et des principes de précaution plus drastiques aux Antilles, en rapport avec les aléas climatiques : cyclone et séisme, et en vertu de l’infestation des sols par les termites qui nécessite des traitements spécifiques de protection des bois et du sol. Les bois utilisés dans nos régions sont d’origine européenne (pin sylvestre et autres résineux) ou tropicale (angelim, etc.). Les essences européennes, plus faciles à travailler et moins sujettes aux phénomènes de retraits, sont sensibles aux attaques biologiques de champignons et d’insectes et nécessitent des traitements en autoclave, sous vide et pression. L’évaluation des risques et la nature du traitement de préservation se déterminent d’après cinq classes d’emploi définis par la norme NF EN 335-2. Selon leur destination, les bois de classe 3 et de classe 4 sont généralement employés dans nos régions. Cependant, toutes les coupes doivent être retraitées. Les bois provenant des forêts certifiées, sous label FSC ou PEFC, attestent d’une exploitation durable.

n° 126 - Mai 2017


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