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VISEZ LA MAISON ÉCONOME



Comment économiser l’énergie, qu’il s’agisse d’eau ou d’électricité ? En jouant sur tous les plans : chauffe-eau solaire, panneaux photovoltaïques, voire éoliennes, récupérateur d’eau, équipements économes…


PROFITEZ DE L’ENSOLEILLEMENT POUR CHAUFFER L’EAU

La Guadeloupe bénéficie de près de 3 000 heures de soleil dans l’année. Entre la saison des pluies (de juillet à octobre) et la saison sèche (de février à avril, période la plus ensoleillée), l’ensoleillement ne varie pas fondamentalement et reste très important, entre sept et neuf heures par jour, selon les mois.

> L’installation d’un chauffe-eau solaire sur la toiture permet de produire la quasi totalité d’eau chaude consommée par une famille de trois à quatre personnes. Par temps exceptionnellement couvert, une résistance électrique placée dans le ballon permet de pallier ce manque et de disposer d’eau chaude en continu. Qui plus est la Région (grâce à son prêt à taux zéro) pour la pose d’un chauffe eau solaire), l’État via un crédit d’impôt transition énergétique (CITE) de 30%, et la prime d’EDF encouragent, par ces aides, les particuliers à se lancer dans l’installation d’un chauffe-eau solaire. Pour rappel, ce dernier est obligatoire pour les constructions neuves.
> Pour aller plus loin dans les économies d’énergie, le chauffe-eau solaire peut aussi alimenter le lave-linge et le lave-vaisselle.

UNE DÉMARCHE AIDÉE
La Région accorde une subvention pour l’acquisition d’un système de récupération d’eau de pluie, d’une capacité de 3000 litres minimum, par des particuliers et des entreprises jusqu’à 10 salariés, sans conditions de ressources mais en fonction du quotient familial. Le taux de la subvention varie de 60% à 80% du prix total de l’installation du système et le plafond des aides va de 500 euros (QF supérieur à 1500 euros) à 3000 euros.

PROFITEZ D’UNE PLUVIOSITÉ ÉLEVÉE POUR RÉCUPÉRER L’EAU

Du fait de l’ensoleillement exceptionnel, l’évaporation est forte dans nos zones humides et de nombreux nuages se forment. Portés par les alizés, bloqués par les reliefs, ils contribuent à l’important arrosage des côtes au vent et en BasseTerre, notamment. En fonction de la pluviométrie et de la surface de la toiture (généralement entre 100 et 200 m2), la quantité d’eau récupérable varie donc d’un minimum de 100 à 200 m3 à un maximum de 600 à 1 200 m3 par an.

> En équipant le toit de chénaux et de gouttières, la pluie est collectée et acheminée jusqu’à une citerne de récupération des eaux pluviales, hors sol ou enterrée. Cette eau, impropre à la consommation directe, sera réservée à l’arrosage du jardin, le lavage de la voiture, de la maison et des terrasses, l’appoint en eau des piscines. Elle pourra même être canalisée jusqu’aux toilettes et servir pour les WC, à condition d’avoir, à la construction de la maison, prévu un système de canalisation parallèle et bien distinct de celui de l’eau potable.

FAITES DU COMPOST AVEC VOS DÉCHETS

Tous les déchets organiques (entre autres épluchures de légumes, restes de repas, déchets de jardin, etc.) peuvent être compostés, c’est-à-dire transformés sous l’effet conjugué de l’oxygène, de l’eau et des micro-organismes (champignons et bactéries). Après fermentation des déchets organiques, puis grâce au travail incessant des lombrics, acariens, cloportes, myriapodes, coléoptères et autres insectes, on obtient à la fin d’un cycle de trois à cinq mois, un amendement organique, proche de l’humus, qui permet d’améliorer la fertilité du sol.
> Le compostage peut être effectué en tas, ce qui nécessite cependant une surveillance constante (déchets accessibles aux animaux, excès de pluie ou excès de sécheresse). Il peut être fait dans un composteur, ce qui accélère le processus de fermentation, mais qui doit faire l’objet, lui aussi, d’un mélange régulier.
> Le composteur peut être en bois (plus esthétique, un peu plus cher à l’achat et moins durable) ou en plastique (plus sensible aux aléas climatique : trop de sécheresse ou trop d’humidité). Il doit disposer d’une trappe pour la récupération du compost mature et être suffisamment large pour permettre de procéder au mélange et à l’aération des déchets.

LE RÉFLEXE « BASSE CONSOMMATION »
Les diodes électro-luminescentes ou LEDs consomment très peu et durent longtemps. Cette technologie, permettant une forte économie d’énergie, s’est largement emparée de nos éclairages intérieurs et extérieurs.
> L’électroménager aussi joue la carte de la consommation mieux maîtrisée. A vous de choisir des appareils dont la consommation en énergie électrique est la plus basse possible. Lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateur, four, plaque à inductions sont désormais dotés de leur étiquette-énergie. Et l’étiquetage se généralise : les aspirateurs (depuis le 1er septembre 2014), les hottes de cuisine (depuis le 1er janvier 2015), les chauffeeau électriques (depuis septembre 2015) doivent arborer leur étiquette. Et pour tous les appareils, les plus performants en terme d’énergie, sont étiquetés A, allant jusqu’à A+++.

PENSEZ « CLIMATISATION » SOBRE
Si les ventilateurs (éligibles au CITE) sont une bonne solution, en particulier dans les salons et terrasses, la climatisation apporte son confort dans les chambres. Là encore, les appareils de type Inverter, plutôt de classe A++ à A+++, sont plébiscités par les responsables de l’énergie, car ils consomment 30% de moins que les climatiseurs de classe inférieure, dans des conditions d’utilisation normale (pièce fermée, bien isolée, température à 24°, etc.). De plus, le remplacement des appareils énergivores par des équipements sobres est encouragé par une prime d’EDF.

POSEZ DES PANNEAUX SOLAIRES ÉTANCHES
Lorsqu’une maison produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme, on parle de maison positive. Si vous mettez en œuvre tous les principes déjà énoncés et si vous ajoutez l’installation de panneaux photovoltaïques étanches, intégrés à la toiture, vous deviendrez aussi producteur d’électricité.
> Le principe est simple : le panneau photovoltaïque est constitué de cellules semi-conductrices en silicium cristallin qui transforment le rayonnement solaire (les photons) en électricité (les électrons).
> Des systèmes permettent de consommer, de façon autonome, l’électricité stockée dans des batteries permettant d’alimenter les appareils tels que réfrigérateur, congélateur, éclairage, matériel Hi-FI, etc.
> Dans la grande majorité des cas, votre maison est raccordée au réseau EDF et la totalité de l’électricité produite sera réinjectée sur le réseau, c’est-à-dire revendue à EDF. Le prix de rachat de l’électricité, qui n’a cessé de baisser au cours des années, pourrait être relevé à l’avenir dans le cadre de la maîtrise de l’énergie dictée par la transition énergétique.
> Votre maison peut aussi être dans un secteur isolé, sans raccordement au réseau EDF, et la production d’électricité doit couvrir vos besoins.

n° 126 - Mai 2017


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