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Assainissement non collectif

Le traitement propre des eaux sales



L’assainissement autonome doit répondre à des normes d’implantation, de construction et d’entretien pour éviter la pollution des sols et les conséquences sanitaires et environnementales qui en découlent.

Les eaux usées domestiques peuvent être à l’origine de la pollution du milieu naturel qui peut avoir de graves conséquences pour la santé publique, l’environnement et la salubrité lorsque la gestion de l’évacuation des eaux usées n’est pas maîtrisée.
L’assainissement non collectif (ANC) est mis en place lorsque le raccordement au réseau d’assainissement de la commune n’est pas possible pour des raisons de coût et/ou d’accessibilité. En Guadeloupe, 60% des maisons individuelles sont équipés d’une fosse septique ou fosse toutes eaux, faute de pouvoir être raccordés à un réseau public.

Puisards interdits
Le disfonctionnement, l’absence de prise en compte de la nature du sol ou le manque d’entretien sont des facteurs qui peuvent aboutir à une pollution des sols. Or, 30% des plaintes des utilisateurs concernent les disfonctionnements des systèmes d’assainissement autonome.
Le développement de ce système en secteur diffus nécessite que l’équipement soit installé aux normes requises et il requiert un bon niveau de technicité. C’est pourquoi la direction de la santé et du développement social (DSDS) diffuse très largement un guide très complet des techniques de mise en place de l’assainissement autonome à l’intention des professionnels.
On retiendra que la fosse toutes eaux doit avoir une capacité minimale de 3000 litres et que les puisards ou puits filtrants sont formellement interdits.
Selon le principe de base des techniques applicables, les eaux usées collectées doivent subir un prétraitement puis un traitement d’évacuation dont le choix du dispositif : épandage souterrain, épandage en sol reconstitué, lit filtrant, tertre filtrant, dépend des caractéristiques et des contraintes du sol.

Du prétraitement à l’évacuation
Une fosse toutes eaux recueille toutes les eaux usées de l’habitation (eaux de WC, cuisine, salles de bain, machines à laver). Ces eaux collectées contiennent des particules solides et des graisses qu’il faut éliminer afin de ne pas perturber le traitement ultérieur. C’est la phase de prétraitement réalisée dans la fosse. Les matières qui s’y déposent doivent être régulièrement évacuées, en principe tous les quatre ans, par une vidange de la fosse.
Lorsque la cuve se situe à plus de 10 mètres de la maison, un bac à graisse doit être installé. Il permet d’optimiser ce prétraitement en retenant les éléments solides provenant des eaux de cuisine. En sortie de la fosse, l’eau est débarrassée des éléments solides mais elle est encore polluée. L’élimination de la pollution est obtenue par infiltration des eaux dans le sol ou dans un massif de sable grâce à l’action des microorganismes qui y sont naturellement présents. Les eaux ainsi traitées sont dispersées dans le sous-sol.

n°38 du 28/05/09