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Diagnostic : détecter la présence de termites



La recherche de la présence de termites dans les immeubles bâtis s’impose aux vendeurs lors d’une transaction dans les zones définies par arrêté préfectoral.

Ils ont une capacité extraordinaire à dégrader les bois et les matériaux contenant de la cellulose. Ennemis silencieux et redoutables pour les bâtiments, les termites s’en donnent à coeur joie dans nos régions où ils rencontrent des conditions climatiques optimales pour se développer.

Bestioles voraces
Les termites sont présents partout et sont plus voraces qu’en métropole. En Guadeloupe, on recense sept espèces de termites de bois sec, deux espèces de termites arboricoles et deux espèces de termites souterrains. Ceux-ci sont particulièrement redoutables et redoutés.
En effet, si la lutte contre les termites de bois sec ne soulève pas de difficultés particulières car elle se limite au traitement du bois par injection et par des applications d’insecticides à la surface du bois, lutter contre les termites souterrains s’avère beaucoup plus compliqué car il faut anéantir la termitière réfugiée quelque part dans le sol. En outre, ces bestioles parviennent indirectement à détériorer le ferraillage du béton armé, en transportant l’humidité, indispensable à leur survie.

Constat de moins de 6 mois
Dès lors, des prescriptions s’imposent pour limiter le risque de dégâts sur les bois oeuvrés : barrière physico-chimique avant et après les fondations, traitement de résistance aux attaques pour les bois européens (classe III et IV), traitement de toutes les coupes, etc. Ces mesures de prévention ont permis de mieux faire face au risque d’infestation mais pas de l’éradiquer.

La Guadeloupe, sur sa quasi superficie, est soumise à l’obligation de rechercher la présence de termites ou de xypholages lors de toute vente. Le rôle du diagnostiqueur, titulaire de la certification termites Dom, est de rechercher les traces visibles d’infestations ou d’altérations provoquées par les termites, de les repérer et de dresser un constat des lieux. L’examen visuel s’effectue sur les parties visibles et accessibles et à l’aide de sondages sans détruire le bois, à l’exception des parties dégradées. L’état du logement relevé par le diagnostiqueur doit être établi depuis moins de six mois à la date du compromis de vente ou lors de l’acte authentique.

Comment les reconnaître ?
Il est difficile de détecter la présence du termite. Le bois est intact, en apparence. L’apparition de cordonnets, sortes de galeries extérieures, par lesquelles circulent les termites, doit vous alerter. Le bois est attaqué si, en enfonçant un outil, il y pénètre facilement. Vérifiez les conduits d’aération, les tuyauteries, et les cavités pour identifier leur présence éventuelle.

Toute présence de termite détectée doit faire l’objet d’une déclaration en mairie. Il convient alors de se rapprocher d’un expert, spécialiste des diagnostics, qui effectuera un état parasitaire avant d’envisager un traitement qui sera effectué par un professionnel, autre que cet expert qui ne peut exercer ni un traitement préventif, curatif ou d’entretien de lutte.

A SAVOIR
Les parties communes d’un immeuble en copropriété ne sont pas tenues à cette obligation, pourtant recommandée pour s’exonérer de la clause des vices cachés.

n° 48 du 25/03/2010