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Gestion de l’eau

Des équipements aux normes



Concilier santé publique et qualité environnementale.

La valorisation de l’eau coule de source face aux enjeux environnementaux et économiques. La nouvelle loi sur l’eau (voir par ailleurs) traduit la volonté politique de mieux garantir une ressource naturelle qui s’amenuise, dont la consommation et le coût augmentent. Le prix de l’eau dépend de la ressource disponible et les abonnés ne sont pas tous égaux devant la facture. Plus les traitements sont importants, plus le tarif est élevé. Selon une étude de l’Institut français de l’environnement (Ifen), le prix du m3 d’eau s’établissait en 2004 à 3,7 euros en moyenne en Guadeloupe (contre 2,2 en 2001. La même enquête précise qu’avec 190 euros, notre département se plaçait au 5e rang des dépenses pour les abonnés. Or, la Guadeloupe humide peut tirer profit de ses toitures avec un volume qui, une fois filtré, permettrait d’être utilisé pour les besoins domestiques des particuliers et des collectivités.

La récupération des eaux de pluie dans des citernes, et leur traitement pour les intégrer dans le circuit de l’habitat, est une des mesures de valorisation de l’eau préconisée par l’Etat pour les particuliers, crédit d’impôt à l’appui. Déjà, de nouvelles constructions publiques, comme le centre de gestion de la Sécurité Sociale à Dothémare intègrent des réservoirs destinés à l’arrosage et aux lieux d’aisance. Même s’il est toujours possible d’adapter un système de récupération et de filtration à un bâtiment, il est plus rationnel de prévoir cet équipement avant la construction. Mais quel équipement ? Dans un marché en pleine expansion, des entrepreneurs mettent en garde les particuliers. C’est le cas de Samuel Bertrand. Ce chantre de la démarche de haute qualité environnementale (HQE) plaide pour des systèmes qui concilient développement durable et santé publique. « Beaucoup de gens ont des citernes et des cuves qui ne sont pas aux normes d’hygiène qu’exige le CSTB, de type NF17-17, et qui ne sont pas davantage aux normes environnementales  » confesse-t-il.

A NOTER

Répartition de la consommation pour un individu : Hygiène alimentaire et corporelle (47%), WC (33%), lessive (13%), jardin (5%), nettoyage (2%). Selon l’Ifen, l’utilisation de l’eau quotidienne s’établissait, en 2004 et en moyenne nationale, à 165 litres par jour et par personne (mais à 192 litres en Guadeloupe).