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LOCATAIRES ET ACQUÉREURS SENSIBLES AU LOGEMENT « VERT »



Selon une étude pour le compte du réseau d’agences immobilières Orpi, la performance énergétique du logement est un critère déterminant dans le choix d’un logement lors de la vente ou de la location.


A l’heure de la transition énergétique instaurant l’obligation de rénovation des logements anciens à l’horizon 2025, le réseau Orpi a fait réaliser une enquête* pour connaître la position des acquéreurs et des locataires sur la question de la consommation des logements matérialisée par le diagnostic de performance énergétique (DPE). Ce document est établi par un diagnostiqueur certifié. Il est obligatoire lors de la vente et de la location depuis 2007 en métropole, 2011 en Guadeloupe et 2013 en Martinique.
Annexé au dossier de diagnostic, il détermine, à titre indicatif, différents paliers de la consommation énergétique d’un logement sur une échelle de A (le plus sobre) à G (le plus énergivore).

Intérêt supérieur pour les biens sobres
A mesure de l’inflation des tarifs de l’énergie, la performance énergétique d’un local d’habitation oriente le choix des consommateurs vers un logement frugal.

D’après l’étude, 81% des propriétaires sont conscients qu’un logement sobre a une incidence sur la valeur de leur bien mais 47% ne se sentent pas concernés par ce problème et 61% n’ont jamais réalisé de DPE.
En revanche, les trois quarts des locataires sont « plus sensibles » à la consommation de leur futur logement et près des deux tiers se disent « prêts à payer un loyer supérieur lorsque la performance énergétique est excellente. »
Enfin, 88% des personnes interrogées estiment qu’elles seront « très sensibles » à cet argument au moment d’une acquisition.
Une autre étude corrobore cet intérêt du marché immobilier en faveur des biens énergétiquement performants. Etablie en 2013 dans le Sud-Ouest par Dinamic, association émanant du Conseil supérieur du notariat, elle montrait que les logements de classe C se vendaient 15% plus chers que ceux de classe D, voire de 26% lorsque l’étiquette énergétique affichait A ou B.

* Enquête réalisée par l’Institut Harris Interactive entre mai et juin 2015 auprès de 947 personnes.

n° 113 du 27/08/2015