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Tsunami : reconnaître



Le littoral des Antilles est vulnérable au risque tsunami. En attestent plusieurs phénomènes ayant eu des effets sur nos côtes par le passé. Il faut connaître cette menace pour agir à bon escient.

Si le Pacifique recense les raz-de-marée les plus importants et les plus dévastateurs, la Caraïbe, et singulièrement les Antilles, sont particulièrement vulnérables aux tsunamis.

Menace régionale
Diverses études menées tant par les chercheurs de l’UAG, les scientifiques de OSVG et ceux du BRGM accréditent la thèse de la menace tsunami. A cet égard, un rapport du BRGM publié en 2007*, effectué sur la base d’un historique, d’études de cas et de simulations montre qu’un tsunami, consécutif à un séisme localisé dans les petites Antilles ou qui provoquerait l’effondrement d’un volcan, pourrait menacer les populations riveraines de quelques minutes à 20 minutes, selon les cas. Le séisme n’est pas le seul facteur potentiel de risque pour nos côtes : l’écroulement de volcans terrestres ou sous-marins, la houle cyclonique, les inondations ou les marées de tempête peuvent affecter le littoral très peuplé. Le système d’alerte pour l’ensemble de la Caraïbe est en cours de réalisation mais en attendant, les populations doivent être en alerte pour se protéger. En 2011 la DEAL a fait éditer des affiches diffusées aux communes pour affichage sur les plages. Des documents de prévention sont également en cours d’élaboration avec l’Observatoire vulcanologique et sismique de Guadeloupe.

Un tsunami, c’est quoi ?
Les tsunamis sont une série de vagues très longues formées par un fort séisme en mer, une éruption volcanique ou un glissement de terrain sous-marin. Ces vagues se déplacent à grande vitesse (équivalente à celle d’un avion de ligne) et lorsqu’elles atteignent les côtes, elles ralentissent en grandissant et peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. Leur force peut-être dévastatrice comme le tsunami du Japon en 2011 ou celui d’Indonésie en 2004. Les Antilles peuvent être confrontées à deux types de tsunamis : un tsunami local peut frapper en quelques minutes ; un tsunami d’origine lointaine en quelques dizaines de minutes à plusieurs heures.

Comment agir et réagir ?
- Dans les lieux que vous fréquentez sur le littoral, apprenez à reconnaître les zones de refuge potentiel et les voies pour y accéder.
- Apprenez à reconnaître les signes avant-coureurs d’un tsunami : le tremblement de terre est un signe naturel d’alerte et tout comportement anormal de la mer (montée ou retrait subit des eaux) doit également vous alerter.
- Après un tremblement de terre, éloignez-vous rapidement du rivage vers les hauteurs, de préférence à pied. Evitez de prendre votre voiture afin de ne pas créer d’embouteillages.
- Restez éloignés des embouchures des rivières.
- Si vous voyez un tsunami, il est possible que vous n’ayez pas le temps de fuir. Cherchez un bâtiment solide à étages et grimpez au plus haut.
- Si vous êtes en mer, ne retournez pas au port
- Pendant le tsunami, restez à l’écoute de la radio. Suivez les consignes des autorités. Il peut se passer plusieurs heures avant que tout danger soit écarté.

LNI N°71